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LE BONHEUR A TOUS PRIX

Le développement personnel un nouvel Eldorado ?


Trois milliards d’euros par an, c’est ce que pèse le marché du développement personnel dans le monde. Livres, séminaires, écoles de bien-être, application en tout genre ne cessent de fleurir et d’inonder le marché. Le succès ne fait plus aucun doute et l’engouement pour cette discipline ne se dément pas. Le bien-être est un business qui se porte bien. Les comptes autour de ce thème ne se comptent plus sur Instagram, chacun y allant de son conseil. Taper dans votre barre de recherche livres de développement personnel et une déferlante de titres vous sera proposé du spirituel, du philosophique, du psychologique, du management en passant par de l’ésotérisme, bref un cocktail de solutions pour devenir plus riche, plus confiant, plus aligné, plus authentique et l’on espère plus heureux…. Décryptage de cette nouvelle tendance.



Développement Personnel ou la quête du bonheur…

La quête du bonheur (voir le droit au bonheur) ressemble aujourd’hui à une obsession quasi maladive. Pour comprendre ce nouveau phénomène Arte a proposé fin Aout un excellent documentaire « le business du bonheur » de Christophe Ribot (à voir en replay sur Arte) qui nous plonge dans les rouages et les origines de cette nouvelle mode. Le bonheur est en effet le dernier produit marketing tendance et il fait les beaux jours des maisons d’édition (32% du marché du livre en France !) et de certains coachs et psy. Être heureux coute que coute est une norme que les individus doivent appliquer en permanence. Les entreprises non en reste sur ce marché florissant, ont même réussi l’exploit d’inventer le poste de « Chiefs happiness officer » chargés de veiller au bien-être et au bonheur au travail (plus de raison de vous plaindre). A travers témoignages et approches historiques sur ces pratiques, le documentaire nous incite à voir clairement les limites de cette dérive individualiste et de ce culte de l’optimisme à tout va. Parce que si nous recherchons tous à être heureux, l’injonction qui nous est fait de l’être partout et en toute circonstance, peut au contraire devenir pesante et source d’angoisse. Est-ce qu’à force de courir après le bonheur, on ne finit pas par se rendre malheureux ? Existe-t-il des « recettes » du bien-être ?


Du coaching à toutes les sauces

Tony Robbins est la première grande star du coaching américain dès les années1980. Il a été l’un des pionniers dans l’accompagnement vers le dépassement de soi. D’abord coach d’affaire, il a créé des programmes percutants, drainant encore aujourd’hui des milliers de personnes et qui se vendent à prix d’or. Il est une figure emblématique du coaching et du rêve américain. Il créé des séminaires puissants et développe du coaching spécifique pour les familles, pour les entrepreneurs et les particuliers. Sur son site (https://www.tonyrobbins.com) vous trouvez un nombre impressionnant de programmes, formation, livres divulgués dans le monde entier. Il existe aussi des TEDS (why we do what we do, 6 humans needs) que je vous conseille d’écouter. Tonny Robbins a inspiré un nombre considérable de coachs (un documentaire lui est entièrement consacré sur Netflix) dont certains Français qui réussissent brillamment dans la même veine (David Laroche,Max Piccini, David Lefrançois) à coup de séminaires dynamisants, de formations « miraculeuses » qui ont tous la même promesse : succès, argent et bonheur assuré. Qui ne serait pas tenté par des offres aussi alléchantes et enthousiasmantes. La recette est toujours la même : prend toi en main « fait de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité ». Hélas tous les coachs sont loin d’égaler Tommy Robbins et malgré des séminaires et des formations qui demandent souvent des investissements faramineux le succès n’est pas toujours. Alors que se passe-t-il pour tous ses désillusionnés du développement personnel miraculeux ?

En réalité ces figures de proue ne caractérisent pas le monde des coachs où un bon nombre peine à vivre de leurs métiers mais il montre l’engouement pour des techniques qui vous amène à « développer vos potentiels et à vivre la meilleure version de vous-même » sans passer selon la croyance bien ancrée de longues heures chez les psys. Le monde du développement personnel s’est avant tout une opportunité de découvrir d’autres facettes de soi, d’autres façon de raisonner, de se comporter, de se libérer de croyances réductrices, de prendre en main sa vie. Cela marche, c’est une évidence en déplaise à certains détracteurs qui parfois à juste titre soulignent le manque de sérieux des formations suivies par certains pseudo-coachs.Le problème n’est donc pas le contenu mais bien le sérieux de ceux qui accompagnent.


Quand coaching et thérapie se rencontrent

Certains courants de développement personnel sont en lien avec des courants de psychologies et peuvent être assimilés à des courants de Psychothérapie. Par exemple l’analyse transactionnelle déployée dans les années 1960 et qui a son application en entreprise est issue des travaux de Jung sur les archétypes. Dans les années 1970, la programmation neurolinguistique (PNL) établit la distinction entre savoir-faire et savoir-être et s’est imposée dans le monde du coaching comme un outil d’une redoutable efficacité. Enfin le concept d’intelligence émotionnelle avec le livre de Goldman a aussi franchi les murs de l’entreprise en prônant le développement des soft skills. Le concept de croyances limitantes est au centre des démarches de coaching comme de certaines thérapies. Une autre démarche nommée ACT propose de renoncer à chercher à s’améliorer pour plutôt s’accepter, tel qu’on est, avec ses défauts, ses peurs, ses pensées dites « négatives », ses paradoxes, ses désordres intimes et à travailler à ce que tout cela ne constitue plus des freins pour s’engager (c’est-à-dire se lancer dans l’accomplissement de projets importants pour soi). Il ne s’agit pas de renverser ses failles en forces, mais d’avancer avec, en se concentrant sur ses valeurs (c’est-à-dire ce qui compte vraiment pour soi).

Développement personnel et le coaching pour une version upgradée de soi

La mode du coaching semble aujourd’hui à son apogée. Tout le monde est coach de tout et n’importe quoi. Les promesses fleurissent : devenir plus confiant, développer son business, être un leader inspirant, gérer son hypersensibilité, réconcilier corps et esprit, déployer son assertivité. L’offre est on ne peut plus large et la frontière avec la psycho est devenue floue voir parfois poreuse. Avant pour coacher, il fallait une certaine expérience aujourd’hui bon nombre de coachs ont moins de 30 ans et coach sans complexes.

Pour beaucoup de coachs, il s’agit d’itinéraires bis après une carrière stoppée par volonté de changement ou par obligation. Le problème de compétence vient plus souvent du manque de travail sur soi car nombre de coachs appliquent des recettes sans avoir une once de connaissance en psychologie et pensent encore trop souvent que conseiller c’est coacher…. De même peu de coachs entament un vrai travail personnel alors que les bonnes écoles de coaching demandent souvent qu’un travail avec un psy soit fait en amont soit pendant la formation. Pour coacher comme pour devenir thérapeute, il faut d’abord être au clair avec soi-même, sa part d’ombre et être bien conscient des phénomènes de transfert et contre transfert.

Ils existent aussi une grande confusion entre le conseil, le mentoring et le coaching qui pourtant ne s’inspirent pas des mêmes techniques. Ce métier continue à avoir des frontières floues et le manque de professionnalisme et de formation de certains choquent et exaspèrent.

Une des plus ferventes opposantes au coaching est Julia De Funes, philosophe et conférencière en entreprise qui ne cesse de vilipender le coaching en y accordant que peu de crédits et en mélangeant parfois elle-même les concepts. On reproche au développement personnel d’être devenue un véritable dogme, qui place le « culte de soi » au centre. On a donc vu fleurir ces derniers temps des guides d'anti-développement qui incitent au lâcher-prise et à la déculpabilisation (pour exemple : Développement impersonnel le succès d’une imposture de Julia De Funes, Foutez vous la paix et commencez à vivre de Fabrice Midal). Un courant anti-développement personnel serait-il en train de naitre ou est-ce juste une overdose face à des préceptes rabâchés sans pour autant avoir été assimilés ?


Alors le développement personnel un nirvana ?

Sous la bannière Développement Personnel force est de constater que l’on trouve de tout. Des méthodes pour travailler la bienveillance (envers soi et les autres), des appels à plus de légèreté dans sa vie, des conseils pour apprendre à respirer, à se soigner par les plantes ou à trouver sa voie en entreprise… Yoga, méditation, sophrologie, phytothérapie, hypnothérapie… le développement personnel renvoie à toute une série de pratiques, visant à compléter les lacunes des disciplines traditionnellement consacrées au travail sur soi. Aujourd’hui, le champ des possibles est donc multiple et chacun peut trouver chaussures à son pied. Il ne s’agit plus de cloisonner mais de mixer les approches, de les combiner, de les harmoniser.

On ira voir un psychanalyste pour parler de son enfance et apprendre à mieux se comprendre, mais il y a désormais beaucoup d’alternatives pour effectuer un vrai travail sur soi.

La plupart des livres de "développement personnel" sont avant tout des appels à être soi, à se recentrer sur ses valeurs, ses rêves les plus profonds, en sortant du cercle des mauvaises habitudes héritées, entre autres, de notre enfance, d’une conception archaïque du travail ou d’une peur de sauter dans le grand bain de l’autonomie. La dimension pratique est essentielle : le développement personnel fait la promesse de conseils concrets et promeut l’expérience comme méthode d’appropriation des clés du bien-être. Il faut tester des choses et non se contenter d’une discussion sur le divan !



Le développement personnel entend donc aider concrètement à changer de regard sur sa vie, sinon à changer sa vie. Il pourrait se définir comme un travail sur soi visant à mettre en pratique une philosophie de vie permettant de se sentir mieux individuellement et d’entretenir des relations de meilleure qualité avec son environnement. C’est avant tout une façon de vivre, une manière d’être au monde avec l’ambition d’être pleinement la personne que l’on idéalise de devenir pour « réussir » sa vie. Le développement personnel offre une palette d’outils intéressants et performants mais il ne résout pas tout. Il ne remplace pas la psychothérapie, il ne viendra pas à bout de toutes les pathologies. Psychologie et Développement personnel ne s’opposent pas mais sont indéniablement liés et complémentaires. Chacune de ces disciplines visent néanmoins le même objectif permettre une transformation pour aller vers une meilleure appréciation de la vie et de l’utilisation de ses potentiels.




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Bonjour et merci pour votre visite !

Je suis Maité Psychopraticienne et coach. Je partage ici mes points de vue, découvertes et lectures sur des sujets, qui me passionnent. 

J'espère te transmettre quelques concepts qui ont eu un impact dans ma vie ou des idées pour améliorer ton quotidien.

J'ai eu envie de créer ce blog comme une  bulle d'aération en dehors de mon cabinet de thérapie. Je te livre ici une autre facette de ma vie celle de l'autre côté de la porte,. Ici je peux me livrer, exprimer mes doutes et coups de gueules, parler de mes belles et moins belles découvertes. Ce blog est pour moi un moment de partage et de liberté, une autre façon aussi de retrouver ceux que je croise à des moments charnières de leur vie.

Bienvenue dans mon monde que je t'invite à découvrir en toute simplicité et avec beaucoup d'humilité.  

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